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 SIDI BOUALI, Autant en emporte le temps

La ville de Sidi Bou Ali est enracinée et profondément lointaine dans l'histoire et ça se voit clairement par le reste des monuments historiques qui sont présents jusqu'à maintenant dans les sites archéologiques.
Les catacombes découvertes dans les collines se trouvant à l'Est de la ville connues par le champ" Hanchir Amouajel "et le champ "Chaabet Dar ElHaj" et d'autres encore montrent sans doute qu'ils étaient un lieu de résidence des familles Berbères comme c'est le cas du village voisin de Takrouna.
Ces Berbères construisaient leurs logements en creusant sous ces plateaux élevés des chambres liées entre elles. Les murs sont renforcés avec des pierres et la descente se faisait à travers des escaliers.

Sur le site archéologique romain , connu par le nom "Zambra" qui se situe à l'Ouest de la ville, des tableaux de mosaïques romains et des poteaux marbrés des palais sont découverts. Ces palais étaient habités par des gouverneurs romains et des familles riches de cette époque. La présence des pièces d'or et des bagues précieuses portant comme décors des images de chevaux, de coqs et d'autres bijoux trouvés par les habitants de la région jusqu'à un temps très proche.
Plusieurs sources nous parlent de l'importance historique de cette région et de la ville romaine qui se trouve sur l'ancienne route phénicienne à six miles à l'Ouest de la ville actuelle.
Cette ancienne ville romaine est connue sous le nom " GOULISIBRY ", comme a cité l'archéologue " NEO " dans son livre " LA GEOGRAPHIE COMPARATIVE DE L'AFRIQUE DU NORD ".
" GOULISIBRY " était une ville construite sur une superficie de soixante hectares sur une colline et à côté de laquelle passe une rivière connue sous le nom " OUED EL KASR ". .
Dans la même colline, on a découvert les restes de petits bastions construits par les romains au troisième siècle afin de protéger les lieux contre les attaques venant de la Numidie.
Un grand théâtre est construit sur la colline avec des bancs sculptés en pierres.
Du côté est du théâtre, un cimetière a été découvert et se présente sous forme de tombes sculptées ainsi que le reste d'un temple romain détruit par les " Vandales " au cinquième siècle.
Au sixième siècle les Byzantins ont construit une église à côté de l'ancien temple détruit. Ce nouveau temple avait une belle décoration comme l'a présenté l'historien " MORCELLI "dans son livre " HISTOIRE DE L'EGLISE D'AFRIQUE DU NORD DEPUIS L'ANTIQUITE ".
Les Byzantins ont construit, à l'Est de la colline, des petits bastions militaires dont les décombres se trouvent jusqu'à présent.
A l'arrivée des arabes, dans leurs conquêtes musulmanes, les Byzantins ont pris refuge dans ces bastions. Ensuite ils se sont réfugiés sur les montagnes de Zaghouan. Aprés, ils revenaient de nouveau pour construire, à côté de l'ancienne ville, un simple village agricole dont les ruines existent jusqu'à maintenant.
L'arrivée de SIDI BOU ALI EL ANSARI à la région :
L'histoire nous raconte que SIDI BOU ALI EL ANSARI est le fils de Hassen Ibn Nasr Essoussi l'un des Marabouts "(hommes de guerre religieux qui surveillent les frontières maritimes contre les attaques extérieures).
Il fut décédé en l'an 341 Hégire et enterré dans sa tombe sur le lieu de son Marabout.
Autour de ce marabout est construite la ville actuelle et depuis elle porte le nom "SIDI BOU ALI ".
A l'époque de l'Etat Sanhagite, l'Émir Moez Ibn Badis Essanhagi a refusé l'école juridique chiite et a choisi l'indépendance de l'état Fatimide qui se trouve en Egypte à l'époque de l'Émir "El Mostansir Bellah". Ceci a poussé ce dernier à le punir. Il a alors envoyé des troupes de Bani Hilal et Bani Salim de Haut Egypte, pour occuper le territoire tunisien.
Ces attaques sont connues par les attaques Hilaliennes ou "Ouled Said" qui ont occupé tout le territoire. Un groupe des Hilaliens est installé à l'Ouest de la ville actuelle.
Ces Hilaliens sont devenus des habitants de la région et portent jusqu'à maintenant le mêmenom :"Ouled Said".

 SIDI BOUALI, Autant en emporte le temps

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