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impact de l'aquaculture Tunisienne sur l'environnement

les eaux usées de l'aquaculture tunisienne installée à halk el menjel contiennent :

  • déchets organiques composés de reste d'alimentation,cadavre et excrément de poisson
  • des contaminants organiques tels que les antibiotiques utilisés pour traiter les larves de poisson à l’écloserie ou des antioxydants ,des antibiotiques contre les parasites,des stéroïdes pour produire plus de femelles, des médicaments et hormones pour accélérer la croissance des petits poissons.

    Parmi les principaux problèmes de l'aquaculture, on trouve :
    La destruction des écosystèmes

Dans les élevages intensifs, d'énormes quantités de déchets organiques (matières fécales) et des eaux usées toxiques sont libérées dans l'environnement naturel autour des sites.De ce fait, la composition chimique de l'eau change et peut entrainer une croissance rapide et intempestive d'algues, qui peuvent être mortelles pour certains animaux marins et constituer un danger pour l'homme par le biais de la consommation de mollusques ainsi contaminés et pendant la baignade.

La pression sur les espèces sauvages
Contrairement à ce que l'on pourrait penser, l’aquaculture ne diminue pas la pression exercée sur les espèces sauvages. Telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui, dans bien des cas, au contraire, elle l’augmente.
Dans les élevages intensifs, la concentration d'animaux est telle que de nombreux parasites et maladies se développent. Les espèces élevées, sélectionnées entre autres pour leur résistance, surmontent ces fléaux, souvent grâce à un usage intensif d'antibiotiques et de vaccins, mais dans le milieu aquatique naturel avoisinant, les espèces locales, sauvages, sont frappées de plein fouet. Une récente étude a montré qu'un seul élevage de saumons de Colombie Britanique (Canada) génère, dans l'environnement naturel, un taux de poux des mers 33.000 fois supérieur au taux normal, provoquant des infections mortelles dans un rayon de 70 km.

d'énormes quantités de "poisson fourage" sont utilisées pour nourrir la production. Une grande partie de l'aquaculture consiste à engraisser des poissons carnivores tels que le saumon et le thon. Évidemment, commercialement, l'opération est intéressante puisque le poisson d'élevage atteint des prix beaucoup plus élevés que les poissons qui ont servi à le nourrir, même s'ils sont eux-mêmes comestibles pour l'homme, tels que les sardines, les maquereaux ou les harengs. Mais en fin de compte, beaucoup plus de chair de poisson est utilisée dans cette opération qu'elle n'en produit et la pression sur les stocks de poisson sauvage ne diminue pas. L’aquaculture, vue sous cet angle ne peut donc pas prétendre remplacer la pêche de capture, particulièrement dans les pays en développement, où très peu de personnes peuvent se permettre des poissons tels que le saumon fumé et le daurade.

L'industrialisation de l'aquaculture semble également poser un certain nombre de problèmes en matière de respect des droits de l'homme.

cette industrie est caractérisée par de sérieux et fréquents abus, tels que la saisie de terres et le déplacement des limites et les bornes du domaine public maritime, l'intimidation parfois violente des usagers traditionnels des ressources locales et des baigneurs , l'utilisation du pouvoir et la corruption de fonctionnaires.

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